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Astrologie: On peut y croire !

Feuille de calcul en astrologie
 
Si vous avez été surpris(e) un jour en train de consulter votre horoscope dans un magazine, il y a de fortes chances pour qu’on vous ait dit: « Tu lis ton horoscope ? Tu crois à ces trucs-là ?? »
C’est vrai, l’astrologie a beau être quelque chose de très connu et de très répandu, au final peu de gens lui accordent la crédibilité qu’elle mérite.
En même temps, on peut difficilement les blâmer si l’on prend uniquement les horoscopes des magazines pour référence.
Nous sommes 7 milliards d’individus sur terre, et il y a 12 signes du zodiaque.
Si nous émettons l’hypothèse qu’il y a autant de personnes de chaque signe, cela voudrait dire que chaque jour, si l’on en croit les magazines, près de 600 millions de personnes vont faire une rencontre amoureuse, avoir un conflit avec leur patron ou recevoir une bonne nouvelle, les 600 millions suivants vont recevoir une mauvaise nouvelle, avoir un différend dans leur couple, etc.
À cause du caractère « prédictionnel » de ces horoscopes, l’astrologie est très souvent classée dans la catégorie des sciences occultes, des arts divinatoires (comme le tarot ou la voyance), de l’ésotérisme, et a toujours du mal à être prise au sérieux.
C’est aussi en grande partie sans doute dû aux caractéristiques même de l’astrologie traditionnelle, liées au symbolisme, à la mythologie, aux dieux…
 
Ce serait bien que les mentalités changent, et je suis persuadé que c’est déjà en train de se produire, notamment grâce à l’astrologie moderne qui apporte enfin des éléments concrets.
Si l’astrologie a du mal à être prise au sérieux, la communauté scientifique n’y est certainement pas non plus étrangère tant elle a toujours cherché à la discréditer, et ce de tout temps.
Pourquoi ? Probablement parce qu’elle gêne, qu’elle dérange, du fait qu’on ne trouve pas d’explications rationnelles, scientifiques à des phénomènes qui sont pourtant bien réels (en tout cas pas au sens des connaissances scientifiques d’aujourd’hui).
Mais la science ne cesse d’évoluer grâce aux nouvelles connaissances qui sont acquises au fil du temps.
Combien de choses sont-elles expliquées aujourd’hui alors qu’elles étaient impossibles à concevoir il y a encore peu de temps ?
 
Pourtant, il existe des preuves que « ça marche ».
Mais ces mêmes scientifiques continuent de les nier, même s’ils n’arrivent pas à les réfuter.
Ces preuves sont en fait des études statistiques dont les premières ont été réalisées par un polytechnicien du nom de Paul Choisnard (1867-1930) qui, à partir des données de naissance de 1500 personnes connues et de 2000 personnes anonymes, a observé que les personnes connues avait Jupiter au point culminant de leur ciel de naissance plus souvent que les autres.
Mais bien entendu, ces travaux furent discrédités pour cause de manque de rigueur, tout comme ce fut le cas des études de Léon Lasson (1901-1989) qui observa lui aussi la présence plus fréquente de certaines planètes pour un certain type d’individus (chefs militaires, élus, artistes…).
Mais le comble, c’est qu’en voulant prouver que les travaux de ses prédécesseurs n’étaient que foutaise, qu’un chercheur nommé Michel Gauquelin (1928-1991) a montré tout le contraire !
 
En effet, ses études statistiques sur l’astrologie ont notamment mis en évidence un phénomène qui fut appelé « l’effet Mars » et qui montre que de nombreux grands sportifs ont en commun le fait d’avoir, plus souvent que la norme, la présence de la planète Mars à des angles stratégiques de leur ciel de naissance (au lever ou à la culmination).
Différents comités de scientifiques ont évidemment dénigré les travaux de M. Gauquelin, l’accusant de manquer de rigueur lui aussi et d’avoir faussé voire manipulé certaines données pour obtenir des résultats qui corroborent cet « effet Mars ».
Il leur a fallu plusieurs années avant d’accepter de publier les résultats de ses travaux, mais sans reconnaître leur validité.
Des contre-études furent menées par les scientifiques afin de mettre à mal les trouvailles de M. Gauquelin, mais elles aboutirent aux mêmes résultats que lui et au final ils ne trouvèrent rien qui puisse contredire ses conclusions.
La méthode de travail de M. Gauquelin a même été validée par d’éminents spécialistes comme Jean-Marie Faverge, professeur de statistiques à la Sorbonne ou encore Erhard Tornier, professeur de calcul des probabilités à l’université de Berlin.
 
Par conséquent, tout ce que l’on peut dire est que le milieu scientifique fait preuve d’une mauvaise foi stupéfiante face à tout ce qui touche à l’astrologie.
D’ailleurs, il n’y a qu’à voir ce que certains ont écrit pour s’en convaincre:

Si maintenant la statistique se met à prouver l’astrologie, alors je ne crois plus à la statistique.

Jean Rostand, Les Nouvelles Littéraires, 27 novembre 1969
 
Au final, chacun a le droit de croire ce qu’il veut, mais il n’est pas normal de vouloir convaincre les gens du non-fondé d’une science si on n’a pas les moyens de prouver ce qu’on avance.
 
C’est comme pour tout, faites-vous votre propre opinion et ne laissez pas les autres vous dicter ce que vous devez croire ou ne pas croire.
 
 
Sources:
  • « Quand les statistiques valident l’astrologie » du numéro 113 du magazine Nexus
  • « L’effet Mars » Wikipédia